La balade dans Veyrier, inscrite dans le répertoire des Randonnées Savoyardes, n'avait pas été programmée depuis janvier 2012. À cette époque le parcours était décrit sur un dépliant "balade historique et culturelle" et les curiosités étaient
commentées par des panneaux d'information bleus résumés faciles à lire. Désormais le dépliant s'intitule "Au fil du temps" (qui passe?), clin d'oeil aux 2 participants de 2012 encore présents en
2025?
Trois voitures ont amené 14 participant(e)s du TCS rejoindre 3 directement à Veyrier, soit 17, 14F + 3H. Le rendez-vous est au parking municipal couvert gratuit de l'École, bien situé face à la mairie. Occasion avant le départ de rappeler que Veyrier
proviendrait du nom d'une villa romaine - Variacus - ou du patois Veri "désignant le versant le mieux viré du lac, c’est-à-dire au soleil" (https://www.veyrier-du-lac.fr/index.php/histoire-du-village/).
Un passage à l'office de tourisme permet à chacun de disposer du plan-guide, édité par l'association Veyrier-Patrimoine, pour se repérer. Les panneaux d'information bleus sont désormais mis à
jour plus détaillés, longs à lire sur place mais, photographiés et regroupés à la fin du diaporama pour les participants, ils pourront être savourés à la maison.
Le départ est donné devant l'église Saint-Maurice reconstruite en 1855, dédiée au saint patron de la Savoie, copte d'Egypte exécuté vers 303 avec ses compagnons martyrs de la légion de Thèbes,
pour avoir refusé l'ordre de l'empereur romain Dioclétien de tuer des chrétiens à Martigny.
Après le presbytère, le lavoir, construit en 1919. "Les lavandières venaient au lavoir public laver le linge, et c'était l'occasion de commenter les petits potins".
Du lavoir on emprunte la rue de la Voûte, ancienne route romaine qui traversait le village, qui doit son nom à la voûte, sans doute une ancienne porte du village. La maison Fournier, une des plus
anciennes du village - 15ème-16ème siècle - a conservé ses caractéristiques historiques, dont un escalier intérieur à vis. A la croix des Pellarins, la plus ancienne du village, qui se dresse sur
un socle du 16ème siècle, commence la rampe raide qui monte vers le château.
Le château de la Ruaz (du nom de la Rua, la route romaine traversant le village), originellement maison forte édifiée vers 1380, agrandie en diverses constructions au gré de ses différents
propriétaires, dont les Dhéré, a pris le nom de Fésigny lorsque l'un des descendants a épousé une héritière de cette famille. Le fief des Fésigny est le château de Fésigny à Chainaz, destination
d'une rando du club. Au-dessous du château, deux tours portent sur leur toit des girouettes représentant l'une un chasseur, l'autre un lapin : selon que le chasseur poursuit le lapin, ou que le
lapin est derrière lui, le temps est mauvais ou bon. Le belvédère et le banc invitent à la pause après la rude montée.
La route continue de monter au-dessus du château jusqu'à la route de la Corniche, tout récemment rouverte à la circulation après travaux. Elle est bordée d'un confortable trottoir permettant
d'admirer en toute sécurité les magnifiques vues sur le village, le lac et les montagnes. À mi-chemin, la croix du Péril marque le départ du sentier vers le Mont Veyrier. À hauteur de la grotte des Sarrazins, on descend le raide chemin des Sarrazins vers le
hameau de Morat, emplacement de la villa romaine Variacus citée plus haut. On passe devant une vieille grange branlante.
Dans le hameau, la curieuse fontaine de Morat est un "sarcophage, c'est-à-dire un tombeau monolithique creusé dans un bloc de calcaire", daté 7ème-8ème siècle. Un riverain écolo explique que
depuis les travaux de la Corniche, le dinosaure ne crache plus l'eau de source dans la fontaine. Continuant de descendre vers le lac, le parcours passe au hameau des Guerres, dont le nom provient
d'un petit ruisseau en patois savoyard, comme le nom de famille Gurraz ou Gurret.
Le parcours longe ensuite le lac jusqu'à la plage de la Brune, fréquentée au soleil par des familles... et des baigneuses. Puis jusqu'au port.
Il ne reste plus qu'à remonter par le chemin du Chapitre, du nom de l'assemblée des chanoines de Notre-Dame-des-Liesses, à laquelle avait été octroyée la tutelle de la paroisse de Veyrier...et la
rémunératrice surveillance des vendanges. L'église Saint-Maurice se profile derrière un magnifique platane, illuminé aux occasions festives.
Devant la mairie, la borne milliaire est un vestige de borne romaine gravée MPXXIII, soit 23 mille pas (romains de 1,5m), distance de Genève au lieu où elle a été trouvée sur la voie romaine. Les
WC publics de la mairie ont été appréciés car il n'y en a pas sur le parcours.
La hâte de regagner les voitures n'a pas laissé le temps de visiter l'église Saint-Maurice, malgré l'intérêt de ses oeuvres classées.
Les somptueuses ou pittoresques résidences tout le long du parcours auraient pu faire rêver, pourtant dans le palmarès 2025 des "villes et villages de France où il fait bon vivre", https://www.villesetvillagesouilfaitbonvivre.com/, Veyrier est classé 458ème sur 34795, Saint-Jorioz fait
mieux, 294ème! (Annecy 3ème).
Les GPS n'étaient pas en accord, mais on retiendra comme vraisemblables les caractéristiques de la rando 6km, 190m, 2h45'. Moins que les 8km en 3h du programme, mais on a renoncé aux sites trop
éloignés de Chavoires.
Merci aux participant(e)s pour leur intérêt manifesté, leur entrain, la bonne humeur.
Merci à Rezika L pour les photos de qualité, Jean B pour les anecdotes et rappels historiques du club, et les photos, et Hélène L pour l'accompagnement de la reconnaissance. Elle transmet via le
CR ses salutations amicales à ses copines et copains de randonnée!
L'animateur sera satisfait si les participant(e)s refont la balade en famille, ou se rappellent les trésors du village en le traversant en voiture au pas dans les embouteillages!